MFL 003 Solved Assignment 2026-27 | Introduction à la
Traductologie | M.A. French MAFL | Jan 2026, July 2026, Jan 2027
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(Introduction to Translation Studies) under the M.A. French (MAFL)
programme. Covering January 2026, July 2026, and January 2027 sessions —
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What Is MFL 003 – Introduction à la Traductologie?
MFL 003 – Introduction à la Traductologie is one of the most practical and
intellectually stimulating courses in the M.A. French (MAFL) programme.
The title translates to "Introduction to Translation Studies"
— and it lives up to its name by immersing students in the real craft of
translating French texts into English.
Unlike grammar or theory-heavy courses, MFL 003 is hands-on
and creative. Students are required to work with eight short French
stories (contes), translate them into English, and reflect on the
linguistic, cultural, and interpretive challenges encountered during the
process.
This course carries Maximum Marks: 100, making it
critical to your overall MAFL grade. For students enrolled in the January
2026, July 2026, or January 2027 session, scoring well in MFL 003 requires
both language skills and an understanding of translation theory and cultural
context.
IGNOU MFL 003 Introduction à la Traductologie ASSIGNEMENT
Veuillez trouver huit contes en français. Il faut les
traduire en anglais.
Essayez d’utiliser les outils appropriés tels que les
dictionnaires, les outils en ligne, le réseau des terminologies et vos propres
interprétations des expressions que vous tirez du texte source.
À la fin de chaque conte, mentionnez svp 4 / 5 mots/ termes
qui vous ont frappés— (des fois parcequ’ils représentaient la culture
spécifique, parfois pour d’autres raisons comme le besoin de garder le même
terme dans la version traduite, ce qu’on appelle le « non traductibilité »
etc.)
Vous devez choisir quatre contes parmi ces huit (08) petites
histoires et soumettre les versions anglaises en tant que devoirs du cours MFL
003.
Le cruel empereur
La famille Meng planta un jour une courge le long du mur de
son jardin. La floraison fut magnifique et d'une fleur naquit un fruit
exceptionnellement gros. Lorsqu'il arriva à maturité, d'un joli jaune d'or, la
famille Meng décida de le cueillir. Mais en coupant le fruit, quelle ne fut pas
la surprise des Meng de trouver en son cœur une adorable petite fille. Ils
décidèrent de l'élever et la baptisèrent du nom de Djang. Les Meng vivaient
sous le règne de l'empereur Shihuang, célèbre pour son injustice et sa cruauté.
Craignant les Huns qui ne lui laissaient pas de répit et las de leurs invasions
incessantes, l'empereur décida de construire un mur le long de la frontière
nord de la Chine. Hélas ! les architectes n'étaient guère brillants et à peine
avait-on terminé une partie du mur qu'une autre s'écroulait. Les années
passaient et le mur n'était toujours pas terminé. Un jour, un sage du royaume
vint trouver l'empereur et après s'être incliné respectueusement devant lui, il
dit : — Sire, on ne peut construire un mur devant s'étendre sur dix mille
lieues de longueur sauf si dans chaque bloc d'une lieue on enferme un homme.
L'esprit de l'homme veillera alors sur ce bloc et le mur deviendra
indestructible. L'empereur, qui ne se souciait guère de son peuple, trouva
l'idée excellente et décida de la mettre en œuvre immédiatement. Dans chaque
région, chaque ville, chaque maison, ce fut l'horreur. Des hommes, des jeunes
filles, des garçonnets furent saisis et emmurés vivants. Un autre sage du
royaume vint trouver l'empereur et après s'être incliné respectueusement devant
lui, il dit : — Sire, votre façon d'utiliser le peuple pour édifier votre mur
terrifie le pays tout entier. Il se pourrait qu'il se révolte avant même que le
mur ne soit terminé. Mais j'ai peut-être la solution. Un homme nommé Wan
demeure non loin du palais. Or, vous n'êtes pas sans savoir que Wan signifie «
dix mille ». Si vous prenez cet homme, il suffira à lui seul pour les dix mille
lieues puisque Wan — dix mille — est son nom. L'empereur se réjouit de cette
sage parole et ordonna d'aller chercher ce Wan et de le conduire au mur.
Prévenu par des amis, le jeune homme prit la fuite. Après avoir couru fort
longtemps, il finit par se réfugier dans un jardin où les grandes feuilles d'un
bananier paraissaient une cachette idéale. Or, ce jardin n'était autre que
celui des Meng. Un soir, alors que la lune était pleine, la belle Djang,
devenue une superbe jeune femme, descendit dans le jardin. Wan l'aperçut et
aussitôt, il en tomba éperdument amoureux. Il descendit de sa cachette et lui
demanda de devenir sa femme. Djang accepta et ils se marièrent dès le
lendemain. Ils étaient en train de célébrer joyeusement leurs noces lorsque les
soldats de l'empereur firent irruption dans le jardin et s'emparèrent de Wan
qu'ils emmenèrent près du mur. Restée seule, Djang Meng était profondément
malheureuse. Même si son union avait été de très courte durée, elle pensait à
son époux avec nostalgie et sentait au fond de son cœur un amour sincère,
véritable et immense. Désespérée, elle décida de partir à la recherche du corps
de son mari. Elle affronta les éléments : la pluie, la neige, les brûlures du
soleil. Elle traversa les plaines et les montagnes, les fleuves et les lacs et
parvint au prix de grandes souffrances et de fatigues au pied du mur. Devant un
édifice aussi immense, elle se demandait comment retrouver les restes de son
bien-aimé. Découragée, elle s'assit sur une pierre et se mit à pleurer. Le mur,
ému par tant de chagrin, s'écroula, laissant apparaître les os de Wan.
L'empereur ne fut pas long à apprendre l'histoire de la femme qui avait cherché
son époux par monts et par vaux ainsi que l'effrondrement de son mur. Intrigué,
il vint en personne voir Djang, et éperdu d'admiration devant sa beauté, il lui
demanda de devenir impératrice. Djang savait qu'elle ne pouvait résister à la
volonté de l'empereur. Elle posa diverses conditions pour cette union : une
fête des morts de quarante-neuf jours devait être célébrée à la mémoire de son
époux ; l'empereur et tous les sujets de la cour devaient prendre part aux
funérailles, une terrasse devait être construite sur les rives du fleuve, car
Djang souhaitait pouvoir offrir des sacrifices aux morts en souvenir de son
époux défunt. L'empereur accéda à toutes ses demandes tant il était désireux
qu'elle devienne son épouse. Lorsque la terrasse fut prête, Djang y monta et, à
la stupéfaction de tous, maudit à haute voix l'empereur Shihuang d'avoir été si
cruel et si injuste. L'empereur contint sa colère et ne dit rien. Les sujets
qui entendaient ces paroles étaient sidérés, mais au fond d'eux ils approuvaient
les propos de la jeune femme. Lorsqu'elle eut terminé sa tirade, Djang plongea
du haut de la terrasse dans le fleuve. L'empereur entra alors dans une terrible
colère, ordonnant à ses soldats de repêcher son corps et de le couper en petits
morceaux. Les soldats s'exécutèrent immédiatement mais tous les morceaux se
transformèrent en poissons d'or et c'est à travers eux que l'âme de la fidèle
Djang continue à vivre pour toujours.
Le pays sans fleurs
Comme il ne pouvait plus supporter les hommes et leur
méchanceté, le plus puissant de tous les sorciers avait décidé de quitter son
pays et de se réfugier tout au sommet de la plus haute des hautes montagnes.
Aussitôt dit, aussitôt fait… Un grand malheur s'abattit sur la nature ; toutes
les fleurs, celles des bois, celles des prairies, celles des collines, celles
des bords de mer, celles des berges des rivières et celles des lacs moururent
instantanément. Pas une seule ne survécut, ce qui fit fuir tous les animaux,
les oiseaux, les papillons et les insectes. Après leur mort, le pays, jadis si
beau et si fleuri, devint rapidement un désert, ne laissant aux habitants que
leur imagination pour voir des fleurs. Mais les enfants, qui n'avaient jamais
connu ces merveilles, ne voulaient pas croire les anciens. — Vous ne racontez que
des histoires, leur disaient-ils. Et ils s'en allaient tristes, dans les
étendues grises d'un pays sans fleurs. Parmi tous ces enfants, il en était un
qui ne pouvait imaginer que tout eût disparu pour toujours. Lorsque sa mère,
lassée de raconter l'ancien temps, se taisait, il réclamait encore et encore
d'autres histoires, car il aimait entendre parler de la beauté des fleurs. Il
pensait que, lorsqu'il serait un homme, il partirait à la recherche du grand
sorcier et lui demanderait de redonner de la couleur au pays.
Les années passèrent.
Un jour, il fut grand. Son amour des fleurs avait grandi avec
lui. Il s'en alla donc trouver sa mère et lui dit : — Mère, je vais m'en aller
à la recherche du grand sorcier et lui demander de nous rendre les fleurs. Sa
mère le regarda avec des yeux remplis d'effroi. — Mais fils, s'écria-t-elle,
tout ce que je t'ai raconté n'était que des histoires ! Il ne faut jamais
croire aux histoires. Je te disais ce que ma mère me racontait parce qu'elle
l'avait entendu de sa mère, qui le tenait de sa mère. Malheur à toi ! Les
fleurs n'ont probablement jamais existé. Tu aurais beau marcher mille ans,
jamais tu ne trouverais le sorcier qui vit tout en haut de la plus haute
montagne. Mais le fils ne l'écouta même pas, il prit son baluchon et s'en alla.
Les gens du pays, qui le voyaient passer, se moquaient de lui. — Ce garçon est
fou ! disaient-ils. Il n'y a que les fous qui croient aux histoires. Le jeune
homme se dirigea vers le nord. Il marcha longtemps, longtemps, longtemps et
arriva au pied d'une montagne, si haute que son sommet était invisible. Il
tourna autour de la montagne, mais ne vit aucun sentier, seulement de la roche
et des cailloux. Il tourna encore et encore. Las de tourner, il se dit : — Il
faudra bien que je découvre un chemin. Le sorcier a dû en prendre un pour
atteindre le sommet.
Il inspecta avec attention les rochers, et finit par
découvrir une petite marche. En regardant de plus près, il aperçut une autre
petite marche et puis encore une autre. Lorsqu'il leva les yeux vers le sommet
de la montagne, il aperçut un escalier, et il se mit à grimper sans jamais
regarder en bas pour ne pas avoir le vertige. À la fin du premier jour, il
s'arrêta sur une terrasse. Le sommet de la montagne n'était pas visible. Il en
fut de même le deuxième, puis le troisième, puis le quatrième, puis le cinquième,
puis le sixième jour. Il commençait à se décourager quand, au soir du septième
jour, il aperçut enfin le sommet. À force de courage et malgré la fatigue
accumulée depuis sept jours, il parvint à l'atteindre, juste au moment où le
soleil avait complètement disparu et où la nuit recouvrait entièrement le
monstre de pierre. Arrivé tout en haut, il devina une source. Il se pencha pour
y boire un peu d'eau. Au premier contact sur ses lèvres, toute sa fatigue
s'évapora. Il se sentit fort et heureux comme jamais dans sa vie. Tout à coup,
derrière lui, il entendit une voix qui lui demanda ce qu'il était venu chercher
sur la plus haute des hautes montagnes. — Je suis venu, dit-il, pour rencontrer
le grand sorcier et lui demander de nous rendre les fleurs et les insectes. Un
pays sans fleurs, sans oiseaux et sans abeilles est triste à mourir. Seule la
beauté peut rendre les gens bons, et je suis certain que ceux de mon pays
cesseraient d'être méchants si le sorcier leur redonnait les fleurs. Alors, le
jeune homme se sentit soulevé par des mains invisibles. Il fut transporté
délicatement vers le pays des fleurs éternelles. Les mains invisibles le
déposèrent sur le sol, au milieu d'un tapis de fleurs multicolores. Le jeune
homme ne pouvait en croire ses yeux. Il y en avait tant ! Jamais il n'avait
imaginé que les fleurs puissent être aussi belles ! Dans l'air, un délicieux
parfum flottait, et les rayons du soleil jouaient sur le sol multicolore.
C'était comme si des milliers et des milliers d'arcs-en-ciel dansaient. La joie
du jeune homme fut si grande qu'il se mit à pleurer. La voix lui dit de
cueillir les fleurs qu'il préférait. Il s'exécuta et en récolta de toutes les
couleurs. Quand il en eut les bras chargés, les mains invisibles le
reconduisirent doucement au sommet de la montagne. Alors, la voix lui dit : —
Rapporte ces fleurs dans ton pays. Désormais, grâce à ta foi et à ton courage,
ton pays ne sera plus jamais sans fleurs. Il y en aura pour toutes les régions.
Les vents du nord, de l'est, du sud et de l'ouest leur apporteront la pluie qui
sera leur nourriture, et les abeilles vous donneront le miel qu'elles cherchent
dans les fleurs. Le jeune homme remercia et commença aussitôt la descente de la
montagne qui, malgré la quantité de fleurs qu'il portait, lui parut bien plus
facile que la montée. Quand il revint dans son pays, les habitants, en
apercevant les fleurs et en respirant leur parfum, ne voulurent pas croire à
leur bonheur. Puis, lorsqu'ils surent qu'ils ne rêvaient pas, ils dirent : —
Ah, nous savions bien que les fleurs existaient et que ce n'étaient pas des
histoires inventées par nos ancêtres ! Leur pays redevint un grand jardin. Sur
les collines, dans les vallées, près des rivières, des lacs et de la mer, dans
les bois, dans les champs et dans toutes les prairies, les fleurs crûrent et se
multiplièrent. Tantôt c'était le vent du nord qui amenait la pluie, tantôt le
vent du sud, de l'est ou de l'ouest. Les oiseaux revinrent, ainsi que les
papillons et tous les insectes, surtout les abeilles. Désormais, les gens
purent manger du miel, et la joie revint sur la terre. Quand les hommes virent
leur pays transformé grâce au jeune homme qui avait osé ce que personne n'avait
cru possible, ils lui demandèrent d'être leur roi. II accepta et devint un roi
bon, courageux et intelligent. — Rappelons-nous, disait-il, que c'est la
méchanceté des hommes qui a entraîné la disparition des fleurs de notre pays.
Et comme personne ne voulait recommencer à habiter un désert et à être privé de
miel, chacun s'efforça désormais d'être aussi bon que possible pour ne plus
jamais fâcher le grand sorcier.
Le chacal et le hérisson
Le hérisson s'était associé avec le chacal pour cultiver. Des
nomades s'installèrent un jour sur leurs terres. Quand le chacal et le hérisson
s'en furent visiter leurs champs, ils y trouvèrent des chèvres broutant leur
grain en herbe. — Amis, dirent-ils aux étrangers, vous nous portez tort ! Si
Dieu vous guide dans la bonne voie, décampez de nos champs ! — Nous n'en
partirons pas ! répondirent-ils. Et grande fut alors l'inquiétude de nos deux
compères.
Le chacal dit un jour au hérisson :
— Tirons au sort : celui de nous deux qu'il désignera montera
sur l'autre et nous irons razzier les chèvres des nomades !
Le hérisson répondit :
— Mets ta confiance en
Dieu !
Et ils tirèrent à la
courte paille.
Le sort désigna le hérisson qui fut ainsi choisi comme
monture. Le chacal lui jeta la selle sur le dos, mais ne sut comment s'y
prendre pour monter car elle arrivait jusqu'à terre.
Le hérisson l'interpella :
— Qu'as-tu à vouloir monter sur moi, lui dit-il, je suis si
petit, si court. C'est sur toi que la selle ira : tu es grand et long !
— Si c'est là ton désir, mets-la-moi.
La selle était à la taille du chacal, le hérisson mit le pied
dans l'étrier et s'écria :
— Je sais me servir de l'éperon !
Et prenant la bride en main, le hérisson monté sur le chacal
s'en fut chasser les chèvres de leurs champs.
Levant la tête, les nomades virent le hérisson à califourchon
sur le chacal. Ils appelèrent les lévriers qui les prirent en chasse.
Le chacal, effrayé, dit au hérisson :
— Oncle Mhand ! Je t'en prie, lâche la bride, que je me sauve
plus vite ; je sens les lévriers sur moi !
Le hérisson, serrant plus fortement la bride, lui répondit :
— Tranquillise-toi ; cette journée ne se passera pas sans toi
!
Ils allaient ainsi quand ils atteignirent une rivière ; le
chacal la franchit mais le hérisson tomba sur place.
Il alla alors se cacher sous une bouse de vache, tandis que
le chacal disparaissait au loin. Pendant ce temps, les gens du douar
célébraient un mariage. Les femmes qui étaient allées chercher du combustible
trouvèrent l'oncle Mhand caché sous une bouse.
Une vieille le ramassa :
— Ô notre ennemi, lui dit-elle, c'est Dieu qui t'a fait
prendre !
Elle le porta aux gens du douar.
— Nous sommes occupés, lui dirent-ils ; il n'y a que toi pour
le garder !
Elle lui passa un collier et l'attacha au poteau de
la tente, puis alla s'asseoir devant lui.
Le hérisson fit semblant de pleurer.
— Qu'as-tu, Mhand, lui dit-elle, quelle peine t'ai-je faite ?
— Ce qui m'attriste, c'est que tu restes là à surveiller un
paquet d'épines pendant que les hommes et les femmes du douar sont à la noce,
en train de manger et de boire ! Là-dessus, la vieille se leva et s'en fut,
elle aussi, prendre sa part du festin, laissant le lévrier pour surveiller le
hérisson jusqu'à son retour.
Le lévrier, accroupi devant le hérisson, l'écoutait parler :
— Dieu t'a frappé, toi aussi, de sa malédiction, misérable.
Tes frères se rassasient d'os et de couscous pendant que tu es là à me garder !
Me prends-tu pour une saucisse de l'Aïd-el-Kebir ? Vois donc ce que tu
surveilles : des épines ! Et ce disant, il lui montrait ses piquants. Le
lévrier se dressa et alla dire à la vieille :
— Viens et cherche un autre pour te garder la pelote d'épines
; moi aussi, je veux manger ma part de la fête !
La vieille revint vers le hérisson.
— Qu'as-tu, Mhand ? lui dit-elle.
— J'ai peur que tu me
mettes dans le cruchon au bendaq et que, suspendu là-haut, tu me tues pour être
débarrassée de moi.
— Par ta mère, vaurien, c'est bien ce qui va t'arriver !
Elle le plaça dans le cruchon qu'elle suspendit à la tente.
Le hérisson se mit alors à manger jusqu'à satiété et, quand la vieille vint
pour le voir, elle le trouva les pattes en l'air. Croyant qu'il était mort,
elle étendit une nippe à terre, s'y allongea et s'endormit. Alors le hérisson
se leva, coupa sa corde et s'enfuit.
La fiancée du petit lapin
Il était une fois une femme avec sa fille qui avaient un beau
jardin de choux. Un lapin y vint, à la saison d'hiver, et voilà qu'il leur
mangeait tous les choux. Alors la femme dit à sa fille : - Va au jardin et
chasse-moi le lapin ! - Ouste ! ouste ! dit la fille. Petit lapin, tu nous
boulottes tous les choux ! - Viens, fillette, dit le lapin, mets-toi sur ma
queue de petit lapin et suis-moi dans ma chaumière de petit lapin. La fille ne
veut pas. Le lendemain, revient le petit lapin qui mange encore les choux, et
la femme dit à sa fille : - Va au jardin et chasse-moi le lapin ! - Ouste !
ouste ! dit la fille. Petit lapin, encore tu nous boulottes nos choux ! -
Viens, fillette, dit le lapin, mets-toi sur ma queue de petit lapin et suis-moi
dans ma chaumière de petit lapin. La fille ne veut pas. Le surlendemain, voilà
le petit lapin revenu, en train de boulotter les choux. Alors, la mère dit à sa
fille : - Va au jardin et chasse-moi le lapin ! - Viens, fillette, dit le
lapin, mets-toi sur ma queue de petit lapin et suis-moi dans ma chaumière de
petit lapin. La fille s'assied sur le petit bout de queue du lapin, qui file au
loin et la mène dans sa chaumière. - Maintenant, fillette, fais bouillir le
chou vert et le millet, je vais inviter les gens de la noce. Et les invités de
la noce arrivèrent tous ensemble. Mais qui étaient les gens de la noce ? Je
peux te le dire parce que c'est ce qu'on m'a raconté : les invités, c'étaient
tous les lapins, et le corbeau y était venu aussi comme curé pour unir les
époux, et le renard était le sacristain, et l'autel sous l'arc-en-ciel. Mais la
fillette se sentait triste : elle était toute seule. Arrive le petit lapin, qui
lui dit : - Viens servir ! Viens servir ! Les invités sont gais ! La fiancée ne
dit rien. Elle pleure. Petit lapin s'en va. Petit lapin revient.
- Sers-les donc ! lui dit-il. Sers-les donc ! Les invités
sont affamés ! La fiancée ne dit rien. Elle pleure. Petit lapin s'en va. Petit
lapin revient. - Sers enfin ! lui dit-il. Sers enfin ! Les invités vont
s'impatienter ! La fiancée ne dit toujours rien ; alors petit lapin s'en va.
Elle fait une poupée de paille, qu'elle habille de ses vêtements, lui met une
cuillère de bois dans la main, la pose devant la marmite au millet, puis s'en
retourne chez sa mère. Petit lapin revient encore une fois en criant : - Vas-tu
servir ? Vas-tu servir ? Il se précipite sur la poupée de paille et lui frappe
un coup sur la tête, qui lui fait tomber son bonnet. Il s'aperçoit alors que ce
n'est pas sa fiancée et s'éloigne ; et il est tout triste.
Le vieux sultan
Un paysan possédait un chien fidèle, nommé Sultan. Or le
pauvre Sultan était devenu si vieux qu'il avait perdu toutes ses dents, si bien
qu'il lui était désormais impossible de mordre. Il arriva qu'un jour, comme ils
étaient assis devant leur porte, le paysan dit à sa femme : - Demain un coup de
fusil me débarrassera de Sultan, car la pauvre bête n'est plus capable de me
rendre le plus petit service. La paysanne eut pitié du malheureux animal : - Il
me semble qu'après nous avoir été utile pendant tant d'années et s'être conduit
toujours en bon chien fidèle, il a bien mérité pour ses vieux jours de trouver
chez nous le pain des invalides. - Je ne te comprends pas, répliqua le paysan,
et tu calcules bien mal : ne sais-tu donc pas qu'il n'a plus de dents dans la
gueule, et que, par conséquent, il a cessé d'être pour les voleurs un objet de
crainte ? Il est donc temps de nous en défaire. Il me semble que s'il nous a
rendu de bons services, il a, en revanche, été toujours bien nourri. Partant
quitte. Le pauvre animal, qui se chauffait au soleil à peu de distance de là,
entendit cette conversation qui le touchait de si près, et je vous laisse à
penser s'il en fut effrayé. Le lendemain devait donc être son dernier jour ! Il
avait un ami dévoué, sa seigneurie le loup, auquel il s'empressa d'aller, dès
la nuit suivante, raconter le triste sort dont il était menacé. - Écoute,
compère, lui dit le loup, ne te désespère pas ainsi ; je te promets de te tirer
d'embarras. Il me vient une excellente idée. Demain matin à la première heure,
ton maître et sa femme iront retourner leur foin ; comme ils n'ont personne au
logis, ils emmèneront avec eux leur petit garçon. J'ai remarqué que chaque fois
qu'ils vont au champ, ils déposent l'enfant à l'ombre derrière une haie. Voici
ce que tu auras à faire : Tu te coucheras dans l'herbe auprès du petit, comme
pour veiller sur lui. Quand ils seront occupés à leur foin, je sortirai du bois
et je viendrai à pas de loup dérober l'enfant ; alors tu t'élanceras de toute
ta vitesse à ma poursuite, comme pour m'arracher ma proie ; et, avant que tu
aies trop longtemps couru pour un chien de ton âge, je lâcherai mon butin, que
tu rapporteras aux parents effrayés. Ils verront en toi le sauveur de leur
enfant, et la reconnaissance leur défendra de te maltraiter ; à partir de ce
moment, au contraire, tu entreras en faveur, et désormais tu ne manqueras plus
de rien. L'invention plut au chien, et tout se passa suivant ce qui avait été
convenu. Qu'on juge des cris d'effroi que poussa le pauvre père quand il vit le
loup s'enfuir avec son petit garçon dans la gueule ! Qu'on juge aussi de sa
joie quand le fidèle Sultan lui rapporta son fils ! Il caressa son dos pelé, il
baisa son front galeux, et dans l'effusion de sa reconnaissance, il s'écria : -
Malheur à qui s'aviserait jamais d'arracher le plus petit poil à mon bon Sultan
! J'entends que, tant qu'il vivra, il trouve chez moi le pain des invalides,
qu'il a si bravement gagné ! Puis, s'adressant à sa femme : - Grétel, dit-il,
cours bien vite à la maison, et prépare à ce fidèle animal une excellente pâtée
; puisqu'il n'a plus de dents, il faut lui épargner les croûtes ; aie soin
d'ôter du lit mon oreiller ; j'entends qu'à l'avenir mon bon Sultan n'aie plus
d'autre couchette. Avec un tel régime, comment s'étonner que Sultan soit devenu
le doyen des chiens. ? La morale de ce conte est que même un loup peut parfois
donner un conseil utile. Je n'engage pourtant pas tous les chiens à aller
demander au loup un conseil, surtout s'ils n'ont plus de dents.
La Lune
Il était autrefois un pays où les nuits étaient sombres, et
le ciel couvrait cette contrée comme un drap noir. La lune n'y sortait jamais,
pas une seule étoile ne scintillait dans l'obscurité. Les ténèbres y régnaient
comme à la création du monde. Quatre jeunes hommes de ce pays partirent un jour
en voyage et arrivèrent dans un autre royaume où tous les soirs, lorsque le
soleil se couchait derrière la montagne, s'allumait dans les cimes d'un chêne
un disque étincelant qui répandait au loin une douce lumière. Cela permettait
aux gens de tout bien voir et distinguer, même si la lumière n'était pas aussi
forte et éclatante que celle du soleil. Les voyageurs s'arrêtèrent et,
abasourdis, demandèrent au paysan qui passait par là avec son chariot quelle
était cette lumière. - C'est la lune, répondit le paysan. Notre maire l'a
achetée pour trois écus et l'a attachée au sommet du chêne. Tous les jours il
doit y rajouter de l'huile et bien la nettoyer pour qu'elle brille comme il
faut. Nous lui payons ce service un écu chacun. Le paysan partit en cahotant,
et l'un des jeunes hommes siffla : - Une telle lampe nous serait bien utile
chez nous ! Nous avons un chêne aussi grand que celui-ci, nous pourrions l'y
accrocher. Quel plaisir de ne plus marcher en tâtonnant ! - Savez vous ce que
nous allons faire ? lança le deuxième. Nous irons chercher un cheval et une
charrette et nous emporterons la lune avec nous. Ils n'auront qu'à s'en acheter
une autre. - Je sais bien grimper, dit le troisième, je la décrocherai. Le
quatrième trouva un cheval et une charrette et le troisième grimpa sur l'arbre.
Il fit un trou dans le disque lumineux, passa une corde à travers le trou et
fit descendre la lune. Dès que la lune étincelante fut dans la charrette, ils
lui passèrent une couverture pour que personne ne s'aperçoive du vol. Ils
transportèrent la lune sans encombre jusque dans leur pays et l'accrochèrent
sur le haut chêne. Et tout le monde se réjouit, les jeunes et les vieux, de
cette nouvelle lampe dont la lumière pâle se répandait dans les champs et dans
les prés, et jusque dans les cuisines et les chambrettes. Des grottes dans la
montagne sortirent des lutins et des petits génies en petits manteaux rouges et
ils se mirent à danser la ronde dans les prés. Notre quatuor de voyageurs prit
la lune en charge. Ils ajoutaient de l'huile, nettoyaient la mèche et
percevaient pour leur travail un écu par semaine. Mais le temps passa et ils
devinrent vieux et grisonnants, et lorsque l'un d'eux tomba malade et sentit
que ses jours étaient comptés, il exigea qu'on mit dans son cercueil un quart
de la lune en tant que sa propriété. Après sa mort, le maire grimpa sur
l'arbre, découpa un quart de la lune avec des ciseaux de jardinier et on le mit
dans le cercueil du défunt. La lune perdit un peu de son éclat, mais pour le
moment cela ne se voyait pas trop. Quelque temps après, le deuxième décéda on
l'enterra avec le deuxième quart de la lune, et la lumière baissa un peu plus.
Et elle faiblit encore lorsque le troisième mourut et emporta, lui aussi, son
quart de lune avec lui. Et dès qu'ils enterrèrent le quatrième, l'obscurité
totale d'autrefois envahit à nouveau tout le pays. Et chaque fois que les gens
sortaient de chez eux sans leur lanterne, ils se cognaient les uns aux autres.
Or, les quatre quarts de la lune se rejoignirent sous la terre, là, où depuis
toujours l'obscurité régnait. Les morts, très étonnés d'y voir de nouveau, se
réveillaient. La lumière de la lune était suffisante car leurs yeux avaient
perdu l'habitude et n'auraient pu supporter l'éclat du soleil. Ils se levèrent,
les uns après les autres, et tous se mirent à faire la fête de nouveau, comme
ils en avaient l'habitude autrefois. Les uns jouèrent aux cartes, d'autres
allèrent danser et d'autres encore partirent à l'auberge, commandèrent du vin,
se saoulèrent, se donnèrent du bon temps, puis se disputèrent et finirent par
attraper des bâtons. Et ce fut la bagarre. Et quelle bagarre et quel tapage !
Le vacarme était tel qu'il parvint jusqu'au ciel. Saint Pierre, qui surveille
la porte d'entrée du paradis, pensa qu'une révolte avait éclaté aux enfers. Il
appela l'armée céleste pour repousser l'odieux ennemi et ses complices pour le
cas où ils voudraient attaquer la demeure des défunts. Personne ne s'étant
présenté, saint Pierre lui-même monta à cheval et, passant par la porte
céleste, descendit tout droit aux enfers. Il ramena le calme parmi les défunts
décharnés, leur fit regagner leurs tombes, il emporta la lune avec lui et
l'accrocha dans le ciel.
Les Trois frères
Un homme avait trois fils et ne possédait d'autre bien que la
maison dans laquelle il demeurait. Chacun de ses fils désirait en hériter, et
il ne savait comment s'y prendre pour ne faire de tort à aucun d'eux. Le mieux
eût été de la vendre et d'en partager le prix entre eux ; mais il ne pouvait
s'y résoudre, parce que c'était la maison de ses ancêtres. Enfin il dit à ses
fils : — Allez dans le monde; faites-y vos preuves; apprenez chacun un métier,
et, quand vous reviendrez, celui qui montrera le mieux son savoir-faire
héritera de la maison. La proposition leur plut; l'aîné résolut d'être
maréchal-ferrant, le second barbier et le troisième maître d'armes. Ils se
séparèrent après être convenus de se retrouver chez leur père à jour fixe.
Chacun d'eux se mit chez un bon maître qui lui apprit son métier à fond. Le
maréchal eut à ferrer les chevaux du roi ; il croyait bien que la maison serait
pour lui. Le barbier rasa de grands seigneurs, et il pensait bien aussi tenir
la maison. Quant à l'apprenti maître d'armes, il reçut plus d'un coup de fleuret
: mais il serrait les dents et ne se laissait pas décourager « car, pensait-il,
si j'ai peur, la maison ne sera pas pour moi. » Quand le temps fixé fut arrivé,
ils revinrent tous les trois chez leur père. Mais ils ne savaient comment faire
naître l'occasion de montrer leurs talents. Comme ils causaient entre eux de
leur embarras, il vint à passer un lièvre courant dans la plaine. — Parbleu,
dit le barbier, celui-ci vient comme marée en carême. Saisissant son plat à
barbe et son savon, il prépara de la mousse jusqu'à ce que l'animal fut tout
près, et, courant après lui, il le savonna à la course et lui rasa la moustache
sans l'arrêter, sans le couper le moins du monde ni lui déranger un poil sur le
reste du corps. — Voilà qui est bien, dit le père ; si tes frères ne font pas
mieux, la maison t'appartiendra. Un instant après passa une voiture de poste
lancée à fond de train. — Mon père, dit le maréchal, vous allez voir ce que je
sais faire. Et, courant après la voiture, il enleva à un des chevaux en plein galop
les quatre fers de ses pieds et lui en remit quatre autres. — Tu es un vrai
gaillard, dit le père, et tu vaux ton frère ; je ne sais en vérité comment
décider entre vous deux. Mais le troisième dit : — Mon père, accordez-moi aussi
mon tour. Et, comme il commençait à pleuvoir, il tira son épée et l'agita en
tous sens sur sa tête, de manière à ne pas recevoir une seule goutte d'eau. La
pluie augmenta et tomba enfin comme si on l'eût versée à seaux ; il para toute
l'eau avec son épée, et resta jusqu'à la fin aussi peu mouillé que s'il eût été
à couvert dans sa chambre. Le père, voyant cela, ne put cacher son étonnement :
— Tu l'emportes, dit-il, la maison est à toi. Les deux autres, pleins d'une
égale admiration, approuvèrent le jugement du père. Et, comme ils s'aimaient
beaucoup entre eux, ils restèrent tous trois ensemble dans la maison à exercer
leur état et ils y gagnèrent beaucoup d'argent, et vécurent heureux jusqu'à un
âge avancé. L'un d'eux étant mort alors, les deux autres en prirent un tel
chagrin qu'ils tombèrent malades et moururent aussi. Et, à cause de leur
habileté commune et de leur affection réciproque, on les enterra tous trois
dans le même tombeau.
Le petit chacal et le chameau
Le petit chacal était un animal très rusé mais,
malheureusement, il n'en profitait pas seulement pour se défendre, il aimait
aussi berner les gens. Hélas ! Si on apprend vite que l'on peut être très rusé,
on trouve toujours quelqu'un de plus rusé encore. Et c'est ce qui arriva au
petit chacal. Le chacal aimait beaucoup les coquillages et les crabes. Quand il
eut mangé tous ceux qui se trouvaient du côté du fleuve où il vivait, il se dit
qu'il devait y en avoir beaucoup sur l'autre rive. Mais le fleuve était trop
large, et le courant trop fort pour qu'il puisse traverser à la nage. Il y
songea longtemps, et, un jour, il alla trouver son camarade le chameau. — Frère
chameau, dit-il, je connais un endroit où il y a de fameuses cannes à sucre, je
te le montrerai si tu veux m'y porter. — De bon cœur, dit le chameau qui aimait
beaucoup les cannes à sucre. Où est-ce ? — Oh ! de l'autre côté de la rivière,
dit le petit chacal, mais, si je monte sur ton dos, nous y arriverons
facilement. Le chameau ne demandait pas mieux. Le petit chacal grimpa sur son
dos, entre les deux bosses, et le chameau traversa la rivière à la nage. Quand
ils furent sur le bord, le petit chacal sauta à terre, indiqua au chameau le
champ de cannes à sucre et courut vers la rivière pour chercher des crabes,
pendant que le chameau se régalait sans penser à rien. Le petit chacal fut
rassasié avant que le chameau eût seulement mâché trois cannes à sucre. Petit
père chacal n'avait pas la moindre envie d'attendre que son camarade eût fini
et il se mit à courir tout autour du champ en glapissant et en faisant un grand
bruit. Les villageois l'entendirent tout de suite. — Il y a un chacal dans le
champ de cannes à sucre, dirent-ils. Il va faire des trous et abîmer toute la
récolte, il faut le chasser. Ils arrivèrent en hâte avec des pierres et des
bâtons, et ne virent point de chacal ; rien qu'un grand chameau qui croquait
tranquillement les roseaux sucrés. Ils lui jetèrent des pierres, le frappèrent
avec leurs bâtons, et le firent sortir à moitié assommé. Quand les villageois
furent partis, le petit chacal arriva en dansant, et dit à son compagnon :
— Il faut s'en aller, maintenant.
— Bien, je te retiens, dit le chameau ; en voilà un camarade
! Quelle idée t'a pris de glapir et de sauter comme cela ?
— Oh ! je ne sais pas,
dit le chacal. C'est une habitude que j'ai comme ça de chanter après dîner.
— Ah ? dit le chameau. Très bien. Rentrons chez nous,
maintenant. Il laissa le chacal grimper sur son dos et entra dans l'eau. Quand
il fut à mi-chemin, au beau milieu de la rivière, il s'arrêta et dit :
— Chacal ?
— Quoi ? dit le petit chacal.
— J'ai une drôle d'envie, reprit le chameau. Je crois que je
vais me rouler dans l'eau.
— Te rouler ? cria le chacal. Ne fais pas ça, frère, tu vas
me noyer ! Qu'est-ce qui te donne cette idée ? Pourquoi veux-tu te rouler ?
— Oh ! je ne sais pas, répondit le chameau. C'est une
habitude que j'ai comme ça de me rouler après dîner ! Il se roula donc, et le
petit chacal tomba dans l'eau et manqua de peu se noyer ! Il eut toutes les
peines du monde à gagner la rive. Le chameau, quant à lui, revint
tranquillement à la maison, et ne voulut plus jamais lui parler.
What Does the MFL 003 Assignment Require?
The MFL 003 assignment has a unique and detailed structure.
Here is exactly what students must do:
Step 1 — Read Eight French Short Stories (Contes)
Students are given eight short stories written in French.
These contes range across themes, styles, and cultural backgrounds —
giving students exposure to diverse French literary and linguistic contexts.
Step 2 — Translate All Eight into English
Using appropriate tools — bilingual dictionaries, online
translation aids, terminological networks, and personal linguistic
interpretation — students must translate all eight stories from French into
English.
Step 3 — Identify 4–5 Key Words/Terms Per Story
After each translation, students must highlight 4 to 5
words or terms that stood out during the process. These may be notable
because:
- They represent
a specific French or Francophone culture (cultural-specific terms)
- They
are difficult or impossible to translate directly — a concept known
as "non-translatability" (non traductibilité)
- They
required creative interpretation or adaptation
- They
carry nuanced meaning that changes in translation
Step 4 — Submit Four Selected Translations
From the eight stories translated, students must choose
four and submit those English versions as their official MFL 003
assignment. The selection should reflect the student's best translation work
and linguistic reasoning.
This multi-layered structure makes MFL 003 one of the most
nuanced assignments in the MAFL programme — and one of the most rewarding when
done right.
Key Concepts Tested in MFL 003
- Translation
Theory: Different
methods of translation and their application.
- Cultural
Adaptation:
Translating culture-specific meanings effectively.
- Non-Translatability: Handling terms without direct
equivalents.
- Translation
Tools: Using
dictionaries and digital resources.
- Text
Analysis:
Understanding context, tone, and style before translating.
Why Students Need Help With MFL 003
Despite being a practical course, MFL 003 presents real
challenges:
- Time-consuming: Translating eight full stories
thoroughly takes significant hours of focused work.
- Cultural
knowledge gaps:
Understanding culturally specific terms requires deep familiarity with
French-speaking societies.
- Non-translatability
analysis:
Identifying and explaining untranslatable terms demands advanced
linguistic awareness.
- Academic
presentation:
Answers must be well-formatted, properly structured, and submitted in the
correct academic format.
- Choosing
the right four:
Selecting the strongest four translations requires self-assessment and
strategic thinking.
Students often look for additional guidance and reference
material to better understand assignment requirements and improve their
submissions.
MFL 003
Assignment Support
✅ Assignment guidance based on course
requirements
✅ Support with translation and term analysis
✅ Proper formatting and presentation assistance
✅ Session-wise help for Jan 2026, July 2026 & Jan 2027
📲 Call or WhatsApp: 8130208920
🌐 Visit: myexamsolution.com
FAQs – MFL 003 Introduction à la Traductologie Assignment
❓Q1. What is MFL 003 about?
A. MFL
003 – Introduction à la Traductologie is a translation studies course in
the M.A. French (MAFL) programme. It focuses on translating French texts into
English and understanding translation techniques.
❓Q2. How many stories do I need to submit for MFL 003?
A. Students
are required to work on eight French short stories and submit translations of
four selected stories as part of the assignment.
❓Q3. What is "non-translatability" in MFL 003?
A. Non-translatability
refers to French words or expressions that do not have a direct English
equivalent and require explanation or cultural adaptation during translation.
❓Q4. What tools can be used for translation?
A.
Students can use bilingual dictionaries, online translation resources,
terminology databases, and contextual analysis to improve translation accuracy.
❓Q5. Is MFL 003 a difficult assignment?
A.
The assignment can be challenging because it requires both language proficiency
and cultural understanding. Careful text analysis and appropriate translation
techniques are essential for success.
Need Help with MFL 003 Assignment?
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🗓️ Sessions: January 2026 | July 2026 | January 2027